Mémorial de la Shoah

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Les expositions itinérantes

Exposition n° 1


Les camps d’internements de Pithiviers, Beaune-la-Rolande et Jargeau.

«Si notre mémoire n’a pas de frontières, elle a des noms, ceux des lieux où l’horreur fit étape… »

D’abord les hommes… puis les femmes et les enfants

Entre le 14 mai 1941 et juillet 1943, plus de 16 000 Juifs, dont plus de 4 700 enfants, ont été internés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, avant d’être, quasiment tous, déportés et assassinés à Auschwitz-Birkenau.

Entre avril 1941 et décembre 1945, 1 190 Tsiganes, dont 700 enfants, ont été internés dans le camp de Jargeau.

Cette exposition témoigne de l’histoire de ces trois camps d’internement, de la vie quotidienne de ceux qui y furent détenus, du sort inhumain qui leur fut réservé. Son objectif est d’expliquer le processus historique qui a rendu possible de tels événements, en rappelant que cet enchaînement inexorable a été l’effet d’idéologies criminelles que les hommes ont laissé se développer. C’est aussi de dire les noms de ceux qui en furent les victimes, rappeler les identités et les visages de ces hommes, femmes et enfants dont le seul tort était d’exister.


Exposition n°2


Le sauvetage des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et les formes de résistance.

A Pithiviers et Beaune-la-Rolande, 16 000 Juifs, hommes, femmes et enfants ont été internés avant d’être déportés et assassinés à Auschwitz.

Grâce à la présence d’assistantes sociales de la Croix-Rouge, notamment, la vie quotidienne est un peu soulagée par des colis vestimentaires et alimentaires ou des médicaments qu’elles fournissent. Les contacts que ces assistantes sociales tissent avec les réseaux clandestins facilitent le passage des courriers tant précieux pour les internés qui sont séparés de leurs familles.

Mais ce sont aussi des gardiens du camp, qui par une inattention volontaire vont fermer les yeux sur des évasions; ou des médecins qui admettront et protégeront, à l’hôpital, des internés.

A l’extérieur du camp, la population intervient auprès des internés. Des employeurs qui sont au contact d’internés venant travailler hors du camp d’internement vont essayer, à leur mesure, de les cacher, de leur fournir des faux-papiers ou même de les aider à franchir la ligne de démarcation…


Exposition n°3


Jean Zay

JeanZay
Jean Zay

Jean Zay est né à Orléans en 1904. Il y est élu député radical-socialiste en 1932.
Sous-secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil en janvier 1936, il est appelé en juin par Léon Blum à l’Éducation Nationale, alors qu’il n’avait pas encore 32 ans.
Il conserve ce poste jusqu’à la guerre, démissionnant alors pour porter l’uniforme. Ce fut un grand ministre. Il réforme l’enseignement dans ses structures, comme dans sa pédagogie (activités dirigées), il prolonge jusqu’à 14 ans l’obligation scolaire et dédouble les classes au-delà de 35 élèves.
Chargé aussi des Beaux-Arts, il crée la Réunion des Théâtres Nationaux, le Musée d’Art moderne et celui des Arts et Traditions Populaires, développe la lecture publique, prépare le premier festival de Cannes, invente les bibliobus, propose un projet de loi sur les droits d’auteurs, soutient la recherche scientifique et pérennise le Palais de la Découverte.
Il incarne tout ce que Vichy déteste : le Front Populaire, les Juifs, la franc-maçonnerie, la République radicale, l’enseignement public, la résistance à Hitler. Après un procès inique, il est emprisonné à Riom pendant quatre années, avant d’être enlevé par la milice et assassiné dans un bois dans l’Allier, à Cusset, le 20 juin 1944. Dans la vie politique de la Libération et de la IVe République, un homme de son envergure aurait certainement joué un rôle de premier plan, s’il n’avait été victime de la haine antirépublicaine et antisémite.
Exposition en coopération avec l’association des Amis de Jean Zay.

  • 21 panneaux et leur structure porteuse
  • Dimensions : largeur 80 cm – hauteur 200 cm – poids 3kg
  • Valeur de l’exposition à déclarer à l’assurance : 3 780 €
  • Chèque de caution au nom de l’association « Les amis de Jean Zay » : 500 €

Exposition n°4


Les résistances allemandes face au nazisme à Münster et dans le Münsterland

Concernant l’Allemagne, si l’on pense à la résistance au despotisme du national-socialisme (1933-1945), c’est l’étudiante Sophie Scholl qui vient d’abord à l’esprit, ainsi qu’un officier, le comte Claus Von Stauffenberg. La distribution de tracts d’opposition durant l’été 1942 et l’attentat contre Hitler, le 20 juillet 1944, furent des actions qui se terminèrent par la prison, les camps de concentration et des exécutions.
La très grande majorité des Allemands a soutenu Hitler. Ils ont, pour la plupart d’entre eux, appuyé la « guerre totale » en Europe et accepté un antisémitisme radical. Seuls très peu de gens eurent le courage de s’opposer à la dictature et à l’idéologie.
Exposition en coopération avec l’Association Franco-Allemande d’Orléans.


Exposition n°5


Photographies de propagande allemande et les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers

Pithiviers, l’enregistrement des internés par les gendarmes, 16 mai 1941 Collection Musée de la Résistance Nationale - Champigny-sur-Marne.
L’enregistrement des internés par les gendarmes, 16 mai 1941 – Collection Musée de la Résistance Nationale – Champigny-sur-Marne.

À partir du 14 mai 1941, date de la convocation « pour examen de leur situation » – dite « rafle du Billet vert » – qui a enfermé pendant plus d’une année plus de 3 700 juifs dans les camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers, avant leur déportation à Auschwitz, l’occupant allemand, loin de se cacher, n’a cessé de photographier les camps d’internement en France pour les diffuser dans toute l’Europe, impliquant largement la gendarmerie française. À partir d’archives photographiques, parfois inédites, cette exposition propose d’analyser ces photos et d’en comprendre les manipulations éventuelles.

  • 13 photographies laminées sur médium – 345 cm x 440 cm
  • 1 texte introductif A3, plastifié
  • 15 textes explicatifs sur cartel A5, plastifiés + A5 introductif
  • 1 livre : Sous l’oeil de l’occupant, Cécile Desprairies, éd. Armand Colin
  • 1 DVD : Illusions perdues, les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers, de Jean-Michel Plouchard
  • Valeur de l’exposition à déclarer à l’assurance : 600 €
  • Prix de la mise à disposition : 5 € /mois
  • Chèque de caution : 600 €

Exposition n°6


Papusza poétesse tsigane et polonaise (1908-1987)

Bronisłąwa Wajs dit Papusza - Photo Jerzy Ficowski © Musée Ethnographique de Tarnow, Pologne.
Photo Jerzy Ficowski © Musée Ethnographique de Tarnow, Pologne.

L’œuvre de Papusza, poétesse tsigane et polonaise, est unique et son destin bouleversant.
Papusza est née dans un campement nomade d’une famille Polska Roma, le groupe nomade le plus nombreux à l’Est et au Nord de la Pologne au début du XXe siècle.
Autodidacte, Papusza apprend très jeune à lire et à écrire, dit la bonne aventure, et compose des chants et poèmes d’une grande beauté. Elle danse et joue de la harpe. Rescapées des grands massacres nazis, elle et sa famille sont sédentarisées dans les années cinquante, par le régime communiste. Ses textes sont alors publiés, grâce au poète Jerzy Ficowski qui l’a rencontrée en 1949. Accusée par sa communauté de « trahir les secrets tsiganes », elle en est alors bannie. Malade, elle meurt en 1987, seule, dans un grand dénuement.
Exposition conçue avec Jean-Yves Potel, écrivain, historien spécialiste de l’Europe centrale.

  • 11 photos format A3 pvc 5mm (système d’accroche au dos)+ 11 cartels
  • 1 texte de présentation format A3 pvc 5mm + 1 poème format A3 pvc 5mm (système d’accroche au dos)
  • 1 DVD
  • 1 études tsiganes
  • Valeur de l’exposition à déclarer à l’assurance : 600 €
  • Mise à disposition : gratuité
  • Chèque de caution : 600 €


Exposition n°7


La musique internées

À partir du 14 mai 1941, 3 700 hommes, tous juifs et étrangers, sont internés dans les camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers. Dans leur très grande majorité, ils y restent plus d’un an, jusqu’à leur déportation à Auschwitz en juin-juillet 1942. Au fur et à mesure des mois qui passent, l’espoir d’une libération s’amenuisant, la vie dans le camp s’organise. Nourrie par la présence d’artistes, d’artisans et d’intellectuels, une vie culturelle très dense se développe : conférences, cours, débats, théâtre, chorale, ateliers artistiques, expositions, vont leur redonner courage et espoir. La musique y tient une place importante.

Exposition itinérante La musique internée

Exposition itinérante La musique internée

  • 3 panneaux souples sur enrouleur
  • Mise à disposition : gratuité
  • Assurance : 600 €

Exposition n°8


Les juifs et la Grande Guerre

Qu’en est-il de l’antisémitisme pendant cette période, sur le front, à l’arrière, dans la presse, en France et en Allemagne ? L’Union sacrée va-t-elle résister à l’enlisement du conflit alors que Juifs, français ou étrangers, combattent parmi les autres.
Entre les deux guerres, cette fameuse Union sacrée va-t-elle perdurer ? Quant au vainqueur de Verdun, Pétain, devenu chef de l’État français, quelle attitude aura-t-il envers ces anciens combattants juifs ? Cette exposition est une invitation à découvrir la grande histoire à travers le parcours de certains de ces combattants israélites, comme Pierre Hirsch, Jacques Olchanski, Sadia Darmon ou Achille Franck, d’autres plus connus comme Léon Zay et Alfred Dreyfus.
Exposition réalisée dans le cadre du centenaire de la guerre 14-18.

Les Juifs de France et la Grande Guerre

  • 21 panneaux souples répartis en 11 sacs de transport
  • Valeur de l’exposition à déclarer à l’assurance : 2 500 €
  • Prix de la mise à disposition : 100 € /semaine
  • Chèque de caution : 400 €

Exposition n°9


Héritiers, portraits de rescapés

Les hommes et femmes présentés dans cette exposition ont tous un point commun : leurs pères ont été arrêtés le 14 mai 1941, lors de la première rafle de Juifs étrangers en France, et internés le jour même dans le camp de Beaune-la-Rolande ou celui de Pithiviers avant d’être déportés à Auschwitz un an après. Enfants, condamnés à mort parce que nés juifs, ils ont été traqués, persécutés, pourchassés. Cachés et sauvés, ce sont tous des survivants.
Depuis plusieurs années, Géraldine Aresteanu les rencontre et les photographie : de ces portraits se dégagent une puissance poétique et une force de vie qui, ainsi qu’ils le disent eux-mêmes, sont une victoire sur la destruction programmée.
Les portraits présentés dans cette exposition ont été réalisés, entre 2010 et 2016, par la photographe Géraldine Aresteanu, dans son studio à Orléans, et dans un studio installé à l’Union des Déportés d’Auschwitz à Paris, au Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv à Orléans et chez Isaac Millman, à New York.
Exposition photographique réalisée dans le cadre de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du billet vert.


Exposition n°10


« Notre commandement – KWIBUKA 23 », le génocide des Tutsi du Rwanda

Le 27 avril 2017, à l’école belge de Kigali, les élèves ont commémoré les 23 ans du génocide des Tutsi. L’enseignante, Charlotte Disch a fait travailler ses élèves sur un texte raciste « Les dix commandements », paru en 1990. C’est un texte de haine envers les Tutsi et les Hutu qui sympathiseraient avec eux. Elle a demandé à ses élèves d’intervenir sur le texte en le détournant, le détruisant, le transformant. Ce sont les travaux de création qu’ils ont réalisés qui sont présentés dans cette exposition.
L’un des enfants a écrit :
« Chers frères Tutsi et frères Hutu. Nous sommes tous les mêmes. Rwandais nous sommes fiers, nous ne sommes ni spéciaux ni différents. Plus jamais ! »
Pour chaque exposition, le nombre de panneaux, les conditions d’emprunt, ainsi que la présentation et le format de l’exposition changent.


Pour toutes demandes d’informations ou réservations vous pouvez contacter Marion Jouhanneau, médiatrice culturelle au 02 38 42 03 91 ou à l’adresse marion.jouhanneau@memorialdelashoah.org