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« Histoire de vie » de Samuel (Szmul) Rozenberg

A l’occasion de la Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la Déportation, ce dimanche 25 avril 2021, découvrez l’Histoire de vie de Samuel Rozenberg.

Samuel Rozenberg, de l’engagement volontaire dans l’Armée française à la Résistance armée.

Né en 1905 à Kazimierz en Pologne, Samuel Rozenberg arrive en France à l’âge de 25 ans. Il vit à Paris avec sa femme Golda et leurs enfants, Benjamin né en 1930, et Ida née en 1937.

Il s’engage dans la Légion comme volontaire étranger dès la déclaration de la guerre en septembre 1939. Incorporé en novembre 1939, il est affecté au 12ème R.E.I. (Régiment Etranger d’Infanterie) en mars 1940. Son régiment, qui s’est distingué à Soisson et à Nanteuil-Bussières, est cité à l’ « ordre de la division » en juillet 1941. Il est démobilisé en août 1940.

Il rejoint alors Châteaumeillant (Cher) où il a mis sa famille à l’abri. A partir d’avril 1943, il travaille comme menuisier chez André Vacher. En juin 1943, il est convoqué par la commission départementale d’incorporation des « Travailleurs Etrangers » de la zone libre du Cher et intègre le 147ème GTE à Barantheaume (Cher). Il continue en réalité à travailler chez André Vacher. Or celui-ci fait partie de la Résistance et Samuel s’engage à ses côtés, dans les FFI (Forces Françaises de l’Intérieur), à partir de septembre 1943.

Devant les menaces d’arrestation, la famille est dispersée : la petite Ida est recueillie chez un couple qui va la considérer comme son propre enfant, sa femme et son fils ainé sont dans une autre ferme, avec leur troisième enfant, Jean, né en septembre 1942.

Début juin 1944, Samuel, que tout le monde à Chateaumeillant appelle « Bébert », doit se cacher car il fait l’objet d’un mandat d’arrêt sur dénonciation à la police. Il rejoint la résistance armée et participe à la libération de Châteaumeillant, de Guéret (Creuse) et de Bourges (Cher). Le territoire libéré, Samuel est démobilisé des FFI.

Il retrouve sa famille à Châteaumeillant. Ils y restent une année avant de retourner à Paris. En 1947, il obtient la nationalité française.

Il est décédé le 3 août 1993 à Paris.

Légendes des photos : Samuel Rosenberg. Archives famille Apeloig-Rozenberg.

La famille Rozenberg à Paris (1940) : Samuel, sa femme Golda et leurs enfants Benjamin (10 ans) et Ida (3 ans). Archives famille Apeloig-Rozenberg.

Carte de membre actif de l’UEVACJ appartenant à Samuel Rozenberg. Archives famille Apeloig-Rozenberg.

Samuel Rozenberg à gauche de la jeune femme au chemiser blanc, posant avec son sten* au milieu d’un groupe de résistants. Archives famille Apeloig-Rozenberg. *Le sten de Samuel a été confié au Cercil par sa fille Ida, vous pouvez le retrouver dans notre exposition permanente lors de vos visites du Musée-Mémorial.