Géographie de l’oubli, rencontre avec Raphaël Sigal
Enfant, la grand-mère de Raphaël Sigal a traversé la Shoah. À la fin de sa vie, alors qu’elle souffre de la maladie d’Alzheimer, son petit-fils entreprend d’écrire son histoire. Mais comment raconter une vie à partir d’indices épars? Que faire des oublis et des silences qui se transmettent d’une génération à l’autre ?
« Elle est là, assise dans le livre comme dans son canapé, pleine d’amour et d’oubli. Elle ne voit pas de quoi ça parle. Je me mets à reconstituer son enfance à partir des quelques lambeaux de son histoire dont j’ai hérité. Je me donne pour règle d’écrire strictement à partir de ce qui, de son histoire, a été déposé en moi. Je m’interdis toute forme de recherche ou d’enquête. Pas de questions non plus à mon père sur sa mère. C’est une manière, me dis-je, de respecter son silence. Ce qu’elle ne m’a jamais dit ne sera pas dit dans le livre. Comme elle oublie, le livre doit oublier aussi. »
Raphaël Sigal est né en 1983 à Paris. Après des études de littérature Yiddish à Paris, il part faire son doctorat et enseigner la littérature française aux États-Unis. Géographie de l’oubli a pris forme entre New York, Amherst et Paris, au croisement de la recherche, de la poésie et de l’autobiographie.
REVUE DE PRESSE
INFORMATIONS PRATIQUES
Samedi 14 mars, 17h
Médiathèque Orléans, auditorium
En partenariat avec la Médiathèque Orléans et la Librairie Les Temps Modernes
Entrée libre dans la limite des places disponibles