Mémorial de la Shoah

Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv Cercil Musée-Mémorial des enfants du Vel d'Hiv Mémorial de la Shoah

Programme de formation pour les enseignants du secondaire 2021/2022

20/10/202114h-17hCNRD : « La fin de la guerre. Les opérations, les répressions, les déportations et la fin du IIIe Reich. (1944-1945) »
Une mise au point scientifique par Tal Bruttmann, historien
Extraits commentés du film « les lycéens, le traitre et les nazis » par George Joumas, auteur du livre « La Tragédie Des Lycéens Parisiens Résistants – 10 Juin 1944 En Sologne », 2014 Présentation de ressources : équipe pédagogique du Cercil  
14/12/20219h-17hLes génocides du XXe siècle  
Matin – Qu’est-ce qu’un génocide ? Droit, histoire et enjeux mémoriels, par Alban Perrin, coordinateur de la formation au Mémorial de la Shoah, enseignant à l’IEP de Bordeaux
Le génocide des Arméniens de l’empire ottoman, par Anouche Kunth, historienne, chargée de recherches au CNRS  
Après-midi – Singulariser, comparer Le génocide des Tutsi du Rwanda, par Florent Piton, ENS, chercheur en histoire à l’Université Paris Diderot.
Les crimes de masse en ex-Yougoslavie, par Jean-Arnault DERENS, rédacteur en chef du Courrier des Balkans  
02/02/202214h-17hDéconstruire les préjugés
Pratiques philosophiques, épistémologie et enjeux citoyens, par Véronique Delille, philosophe, spécialiste de la formation et l’animation de discussions philosophiques
Déconstruire les préjugés racistes, par Laurine Bahloul, coordinatrice en charge des activités pédagogiques à Drancy  
24/03/20229h-17hMémoire et Justice
Matin : juger les crimes de masse Juger les crimes de masse, par Yann Jurovics, juriste, maître de conférences à l’université d’Evry, spécialiste de droit pénal international
Juger les génocidaires rwandais, par Timothée Brunet-Lefevre, doctorant à l’EHESS  
Après-midi : la mémoire de la Shoah en Europe et en Israël – les lieux de mémoire Histoire et mémoire comparée de la shoah : France, Pologne, Israël par Audrey Kichelewski, historienne, maître de conférences, Université de Strasbourg
Les lieux de mémoire par Olivier Lalieu, historien, responsable de l’aménagement des lieux de mémoire au Mémorial de la Shoah  
11/05/202214h-17hQui savait quoi de la Shoah ?
Qui savait quoi, qui a fait quoi ? par Philippe Boukara, historien, coordinateur au service de formation du Mémorial de la Shoah
Les témoins oculaires : Raphaël Lemkin et Jan Karski, par Annette Becker, historienne, spécialiste de la Première et Seconde Guerre Mondiale
01/06/202214h-17hReprésenter le génocide
La shoah dans la littérature par Marie-Cécile Schang, maître de conférences en littérature, Université de Rennes
Le génocide au cinéma, par Ophir Levy, historien du cinéma, maître de conférences à l’Université Paris 8, critique à Positif  

Inscription et renseignements  : cercil@memorialdelashoah.org – 02 38 42 03 91

« Histoire de vie » : Annette Muller

C’est avec une profonde tristesse que nous avons tous appris la disparition d’Annette Bessmann, née Muller.

Annette Muller était l’une des très rares enfants du Vel d’Hiv qui ont survécu. Le 16 juillet 1942, Annette a 9 ans lorsqu’elle est arrêtée à Paris, rue de l’Avenir, avec sa mère et ses trois frères. Après avoir vécu l’enfer du Vel d’hiv, elle est internée avec sa mère et son jeune frère Michel à Beaune-la-Rolande. Elle connaît le sort terrible des milliers d’enfants juifs internés dans les camps du Loiret, cruellement séparés de leur mère, puis envoyés à Auschwitz – d’où aucun n’est revenu. Sa mère, Rachel, est déportée le 7 août 1942 de Beaune-la-Rolande vers Auschwitz. Annette échappe à la déportation grâce à son père qui réussit à les faire sortir, avec son frère, de Drancy. Annette et Michel sont transférés à l’asile Lamarck. Les quatre enfants se retrouvent et restent cachés à l’orphelinat catholique de Neuilly-sur-Seine puis à l’orphelinat du Mans. Ils retrouvent leur père après la Libération. Rachel n’est pas rentrée de déportation.

En 2009, le Cercil rééditait le récit d’Annette « La petite fille du Vel d’hiv », paru en 1991. « Je voulais juste qu’on parle des enfants… » disait-elle. Au cours de ce travail de réédition, qui voulait restituer l’intégralité de son récit, accompagné des archives qu’elle avait confiées au Cercil, un lien d’amitié s’était noué. Nous n’oublierons pas son histoire qu’elle livrait avec toute la « fraîcheur » de sa mémoire, retrouvant avec précision les émotions d’une enfant « comme si ces moments n’avaient jamais glissé dans le passé » a écrit Hélène Mouchard-Zay.

Le Cercil salue la mémoire d’Annette Muller et présente à sa famille ses plus sincères condoléances.