Mémorial de la Shoah

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Le prêteur sur gages, film de Sidney Lumet

Projection avec présentation et discussion menées par Pauline Le Diset, scénariste et professeure de cinéma

Un rescapé des camps de concentration nazis devenu propriétaire d’un magasin de prêt sur gage doit à la fois affronter les cauchemars de son passé et l’environnement hostile du ghetto new-yorkais dans lequel il vit.

Né le 25 juin 1924 à Philadelphie en Pennsylvanie, d’un père acteur et d’une mère danseuse, Sidney Lumet débute sur les planches à l’âge de quatre ans au sein du Yiddish Art Theater de New York. Il fonde en 1947 une troupe de théâtre Off Broadway avec des comédiens formés par Lee Strasberg, comme Yul Brynner ou Eli Wallach. Sidney Lumet travaille aussi pour la télévision, réalisant plus de 250 téléfilms et émissions.

Il signe en 1957 son premier long métrage, Douze hommes en colère, dans lequel il dirige Henry Fonda. Le film rencontre un succès à la fois public et critique, remportant notamment l’Ours d’Or au festival de Berlin et obtenant trois nominations aux Oscars. Cinéaste de la critique sociale, il aborde tout au long de sa longue carrière de nombreux thèmes liés à la société américaine, comme la corruption policière (Serpico en 1973, Le prince de New York en 1981 et Dans l’ombre de Manhattan en 1997, pour la télévision (Un après-midi de chien en 1975, et Main basse sur la  TV en 1976), la justice (Douze hommes en colère en 1957, Le verdict en 1982, Une étrangère parmi nous en 1992, et L’avocat du diable en 1993), le MacCarthysme (Daniel en 1983), l’alcoolisme (Lendemain du crime en 1986) ou encore le racisme (Contre-enquête en 1990). Après de nombreuses nominations aux Oscars, Il reçoit le D. W. Griffith Award de la Directors Guild of America pour l’ensemble de sa carrière en 1993 et le Musée d’Art Moderne de New York fait également une rétrospective de ses œuvres.
Il meurt à New York le 9 avril 2011, à l’âge de 86 ans.


REVUE DE PRESSE

« Incroyable film, méconnu mais génial, moins réputé que Douze hommes en colère (1957) ou Un après-midi de chien (1975), qui ont fait la renommée de Lumet, ce film âpre, « malaisant », d’une noirceur totale, les vaut pourtant bien. Trois ans après le procès Eichmann à Jérusalem, qui remet la question du génocide des juifs par les nazis, durablement refoulée, sur le devant de la scène, le cinéaste américain réalise Le Prêteur sur gages. » Le Monde.


INFORMATIONS PRATIQUES

De Sidney Lumet, avec Rod Steiger, Geraldine Fitzgerald, Brock Peters, Jaime Sanchez, Thelma Oliver
Adapté du roman The Pawnbroker d’Edward Lewis Wallant.

Dimanche 19 avril, 15h
Cinéma Les Carmes
1964 / VOST / durée : 134 minutes
Tarifs du cinéma

Simone et ses sœurs nées Jacob, documentaire de David Teboul

À l’occasion de la journée de la commémoration des victimes de la Shoah, le CERCIL vous propose de découvrir ce documentaire de David Teboul.

Madeleine dite Milou, Denise et Simone Jacob, la future Simone Veil, vivent une enfance heureuse à Nice avant que la Seconde Guerre mondiale ne brise leur bonheur. À partir de correspondances inédites et de journaux familiaux, ce film, porté par un casting de voix d’acteurs exceptionnels, raconte le destin tragique des sœurs Jacob, l’expérience intime de l’enfer des camps et la vie après.

David Teboul est cinéaste, photographe et vidéaste. Il a réalisé des installations et plusieurs documentaires, dont Mon amour (tourné en Sibérie en 2016), Hervé Guibert, la mort propagande (2021), Les Filles de Birkenau (2024). Il a publié L’Aube à Birkenau en 2019. Il était l’artiste invité le 1er juillet 2018 pour l’entrée de Simone Veil au Panthéon. Il est commissaire de l’exposition actuellement présentée au Mémorial de la Shoah « Simone Veil. Mes sœurs et moi ».


REVUE DE PRESSE

« David Teboul revient sur l’histoire de la famille Jacob, aimante et unie, dont la quiétude de la vie à Nice, « avec sa lumière, son indolence, les bains de mer l’été et les odeurs de mimosa », se souvenait Simone Veil, est brutalement interrompue par la guerre, l’arrestation par la Gestapo et l’envoi aux camps de la mort. Ni la mère, Yvonne, ni le père, André, ni le quatrième enfant, Jean, n’en reviendront. (…) Mais nombre de ces images en couleur, qui contrastent avec le reste des documents d’archives en noir et blanc – publics ou privés, rares ou inédits eux aussi –, résultent des rushs accumulés pour ce film et sont donc pour la première fois utilisées, ainsi que nous l’a confirmé David Teboul. »
Le Monde


INFORMATIONS PRATIQUES

Écrit et réalisé par David Teboul
avec les voix d’Isabelle Huppert, Céleste Brunnquell, Dominique Reymond…

Mercredi 29 avril, 15h
Médiathèque Olivet
2022, 93 minutes
Entrée libre, dans la limite des places disponibles