Mémorial de la Shoah

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L’internement des Nomades, une histoire française (1940-1946)

À l’occasion des 80 ans de la fermeture* des camps d’internement de Nomades en France, le CERCIL présente une exposition qui retrace l’histoire des persécutions des Roms, Sinti, Manouches, Kalé, Yéniches, Voyageurs (populations regroupées sous la catégorie « Nomade ») au XXème siècle en France.

De septembre 1940 à juin 1946, près de 7 000 personnes, en majorité françaises, dont un grand nombre d’enfants, sont internées dans plus d’une trentaine de camps pour Nomades situés sur l’ensemble du territoire métropolitain. Assignées à résidence ou internées, elles subissent spoliations, privations, violences, séparations familiales, travail forcé et, pour certaines, la déportation. Beaucoup meurent dans ces camps, tandis qu’à partir de 1943, des convois sont organisés vers l’Allemagne. L’internement continue après la Libération, le dernier camp ferme seulement en juin 1946.

Ces persécutions ciblant des populations que les autorités françaises désignent comme « Nomades » depuis 1912 s’inscrivent dans une histoire longue de discriminations menées par la République à l’encontre de familles marginalisées et tenues à l’écart de la communauté nationale. Documents d’archives, témoignages et photographies ravivent la mémoire de cette histoire restée méconnue pendant des décennies.

* 31 décembre 1945 pour le camp de Jargeau. 1er juin 1946, pour le camp des Alliers, près d’Angoulême, dernier camp fermé


Des visites guidées sont tout à fait possibles pour les groupes scolaires et adultes. Pour toute demande, écrivez à julien.leclerc@memorialdelashoah.org

VISITES GUIDÉES
– Mardis 21 et 28 juillet à 18h
– Mardi 11 août à 18h
– Journées Européennes du Patrimoine : samedi 19 et dimanche 20 septembre à 14h30

Écouter pour se souvenir, concert de Minaya et Sujata Chapelain

Écouter pour se souvenir est un programme musical explorant le rôle de la musique dans les camps de concentration : de sa fonction oppressive et son organisation au sein des camps, à la musique résistante, vecteur extraordinaire de dignité humaine. À travers ce concert, Minaya et Sujata Chapelain questionnent cet aspect peu connu de la Seconde Guerre Mondiale, mais également la façon dont résonne pour elles le devoir de mémoire, en tant qu’arrière-petites-filles de déporté.

Complices de toujours, c’est unies par une sensibilité commune et la même soif de découverte que les deux Orléanaises partagent la scène depuis leur plus jeune âge. Partenaires fusionnelles, Minaya et Sujata entraînent avec passion et énergie le public à la découverte du répertoire dédié à leur formation tout en défendant de multiples transcriptions. Toujours à la recherche de nouvelles sonorités et couleurs, leur curiosité les entraîne de la musique ancienne à la musique contemporaine en passant par les musiques traditionnelles. Étudiantes en première année de Master au CNSMDP, elles obtiennent en juin 2024 leur licence de musique de chambre mention très bien à l’unanimité.


Flûte : Minaya Chapelain
Harpe : Sujata Chapelain
Arrangements et composition : Léo Laloge
Mise en scène et écriture : Quentin Delépine


INFORMATIONS PRATIQUES

Dimanche 5 juillet, 15h
Cour du CERCIL
Entrée libre dans la limite des places disponibles