Mémorial de la Shoah

Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv Cercil Musée-Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

Géographie de l’oubli, rencontre avec Raphaël Sigal

Enfant, la grand-mère de Raphaël Sigal a traversé la Shoah. À la fin de sa vie, alors qu’elle souffre de la maladie d’Alzheimer, son petit-fils entreprend d’écrire son histoire. Mais comment raconter une vie à partir d’indices épars? Que faire des oublis et des silences qui se transmettent d’une génération à l’autre ?

« Elle est là, assise dans le livre comme dans son canapé, pleine d’amour et d’oubli. Elle ne voit pas de quoi ça parle. Je me mets à reconstituer son enfance à partir des quelques lambeaux de son histoire dont j’ai hérité. Je me donne pour règle d’écrire strictement à partir de ce qui, de son histoire, a été déposé en moi. Je m’interdis toute forme de recherche ou d’enquête. Pas de questions non plus à mon père sur sa mère. C’est une manière, me dis-je, de respecter son silence. Ce qu’elle ne m’a jamais dit ne sera pas dit dans le livre. Comme elle oublie, le livre doit oublier aussi. »


REVUE DE PRESSE


INFORMATIONS PRATIQUES

Samedi 14 mars, 17h
Médiathèque Orléans, auditorium
En partenariat avec la Médiathèque Orléans et la Librairie Les Temps Modernes
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Ce que j’ai vu à Auschwitz, les Cahiers d’Alter, par Roger Fajnzylberg et Alban Perrin

Cet ouvrage, résultat d’un long travail de transcription et de traduction,
présente un témoignage fondamental, celui d’Alter Fajnzylberg, l’un des
rescapés – et résistant – des Sonderkommandos d’Auschwitz-Birkenau,
décédé en 1987.

Alter Fajnzylberg a été détenu à Auschwitz-Birkenau d’avril 1942 à janvier
1945, forcé d’intégrer pendant dix-huit mois le Sonderkommando.

Ces écrits inédits, rédigés en polonais à son arrivée en France, entre l’automne 1945 et le printemps 1946, dans l’urgence de dire ce qu’il avait vu dans les camps, furent alors enfouis dans une boîte à chaussures — comme un secret brûlant.

Il a fallu des décennies à son fils unique Roger pour les extirper du passé, les faire transcrire, traduire, et les contextualiser grâce à l’aide de l’historien Alban Perrin.


REVUE DE PRESSE


INFORMATIONS PRATIQUES

Jeudi 16 décembre, 18h30
CERCIL
Entrée libre, réservation conseillée

Le livre Ce que j’ai vu à Auschwitz, les Cahiers d’Alter (Seuil, 2025), est en vente à la librairie du CERCIL.