Mémorial de la Shoah

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Rencontre avec Laure Adler autour de son livre Presque juive

« C’est un livre pas gai mais qui parle d’espoir. C’est un livre qui parle de destruction mais aussi d’espérance, c’est un cri du coeur. C’est aussi une tentative d’introspection personnelle. C’est un livre à vif, d’émotions et de réflexions tissées ensemble.

En choisissant d’aller à Yad Vashem et après bien des difficultés pour y parvenir en raison des problèmes de sécurité puis de la tragédie du 7 octobre, j’ai pu m’y enfermer une nuit, trois jours avant le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

Que représente Yad Vashem aujourd’hui ? Est-ce le récit national d’un pays fragilisé depuis le 7 octobre ? Est-ce un lieu de mémoire qui rend hommage aux six millions de juifs assassinés pendant la Shoah ? Est-ce une université où on enseigne comment parler de la Shoah à des générations de jeunes qui par définition n’en ont que rarement entendu parler ? C’est tout cela à la fois.

C’est le Coeur battant pour moi de l’universalisme et de l’humanisme. C’est le rappel bouleversant de nos valeurs les plus élémentaires en un temps où le racisme et l’antisémitisme fleurissent et où les fake news permettent la croyance en des mondes alternatifs. La première partie explique pourquoi et comment moi, une non-juive, m’intéresse et suis passionnée par la culture juive, puis la nuit est divisée en chapitres qui retracent comment les témoignages et les traces des disparus semblent si vivants dans cette nef d’une histoire encore en train de se faire. Histoire rime avec espoir. » Laure Adler


Crédit : Astrid di Crollalanza

Laure Adler, essayiste, romancière, femme de télévision et de radio, autrice primée de nombreux ouvrages, a publié, entre autres plusieurs biographies de femmes (Marguerite Duras, Hannah Arendt, Simone Weil, Françoise Giroud, Agnès Varda), ainsi que des essais consacrés aux femmes qui lisent, qui écrivent, qui aiment.

Elle a également publié La Voyageuse de nuit (Grasset, 2020), un grand récit personnel sur l’âge et le temps.


REVUE DE PRESSE


INFORMATIONS PRATIQUES

La date initialement prévue du mardi 13 octobre a été modifiée pour le mercredi 14 octobre à 18h.
CERCIL
Entrée libre, réservation conseillée

Le livre Presque juive publié chez Stock en 2026 est en vente dans la librairie du CERCIL.

L’internement des Nomades, une histoire française (1940-1946)

À l’occasion des 80 ans de la fermeture* des camps d’internement de Nomades en France, le CERCIL présente une exposition qui retrace l’histoire des persécutions des Roms, Sinti, Manouches, Kalé, Yéniches, Voyageurs (populations regroupées sous la catégorie « Nomade ») au XXème siècle en France.

De septembre 1940 à juin 1946, près de 7 000 personnes, en majorité françaises, dont un grand nombre d’enfants, sont internées dans plus d’une trentaine de camps pour Nomades situés sur l’ensemble du territoire métropolitain. Assignées à résidence ou internées, elles subissent spoliations, privations, violences, séparations familiales, travail forcé et, pour certaines, la déportation. Beaucoup meurent dans ces camps, tandis qu’à partir de 1943, des convois sont organisés vers l’Allemagne. L’internement continue après la Libération, le dernier camp ferme seulement en juin 1946.

Ces persécutions ciblant des populations que les autorités françaises désignent comme « Nomades » depuis 1912 s’inscrivent dans une histoire longue de discriminations menées par la République à l’encontre de familles marginalisées et tenues à l’écart de la communauté nationale. Documents d’archives, témoignages et photographies ravivent la mémoire de cette histoire restée méconnue pendant des décennies.

* 31 décembre 1945 pour le camp de Jargeau. 1er juin 1946, pour le camp des Alliers, près d’Angoulême, dernier camp fermé


Des visites guidées sont tout à fait possibles pour les groupes scolaires et adultes. Pour toute demande, écrivez à julien.leclerc@memorialdelashoah.org

VISITES GUIDÉES
– Mardis 21 et 28 juillet à 18h
– Mardi 11 août à 18h
– Journées Européennes du Patrimoine : samedi 19 et dimanche 20 septembre à 14h30